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Incroyable, mais vrai : je vais parler d’un restaurant français situé dans le XIIIe arrondissement de Paris. Incroyable car, aussi stupide que ce soit, quand je veux manger de la cuisine française, je ne pense pas spontanément à ce coin de Paris, qui fourmille de restaurants asiatiques auxquels je suis d’autant plus attachée que j’ai déménagé en proche banlieue. Par exemple, le restaurant La Lune, qui faisait de formidables soupes de pâtes de riz aux fines tranches de bœuf tout juste cuites et qui avait le mérite d’ouvrir dès 5 heures du matin, ce qui me faisait l’associer aux départs de vacances en Asie.
Mais je m’égare… car La Lune a laissé place à un restaurant d’inspiration française, L’Hommage, qui est, me semble-t-il, tenu par la jeune génération de la même famille. La boucle étant bouclée, il ne m’en pas fallu plus pour y traîner mes parents la veille de mon anniversaire et découvrir ce qui se cache derrière cette belle déco contemporaine coincée entre salon de coiffure, rôtisserie, buffet à volonté et supermarché « exotique »…

Comme dans bien des lieux du genre, la carte est courte, du moins le midi. Au choix : une formule entrée/plat ou plat/dessert à 17 € ou entrée/plat/dessert à 22 €. La carte affiche 3 entrées, 3 plats, 2 desserts différents ainsi que quantité d’alcools (whiskies, cognacs et rhums) qui doivent faire le bonheur des connaisseurs.

Pour notre part, nous nous sommes contentés de deux formules entrée/plat et d’une formule entrée/plat/dessert.

Pour commencer, nous avons choisi le velouté de petit pois. Contrairement à ce que j’escomptais, il était mi-chaud, mi-froid (« tiède », ce n’est pas très commercial) et accompagné de – je pense – fromage de chèvre. Sans le fromage, ce n’était pas encore tout à fait intéressant, sans être mauvais. Avec, c’était beaucoup mieux. Je pense avoir été désarçonnée par la température de ce velouté, que je voulais frais, avec un fort goût de petits pois.

 

Mon entrée à moi (car le velouté était celui de ma mère) (mais on s’échange nos plats sans arrêt et sans vergogne) était toute simple : de la burrata et des tomates. L’assiette et le dressage m’ont énormément plu ! En bouche, j’ai trouvé que ça manquait un chouïa de générosité. Sûrement qu’à l’approche des 30 ans, mon appétit s’est fait plus vorace : j’avoue que je m’attendais à une grosse boule de burrata, ahem ^^" J’aurais aussi voulu connaître l’origine des produits, mais je n’ai pas pensé à demander, sur le coup. Il n’empêche que ce classique est maîtrisé. Pas transcendant. Mais maîtrisé.


Quant à l’entrée de mon père, elle ne paie pas de mine, mais c’était en fin de compte la plus réussie et la plus originale. Sur la carte, c’est une simple tarte « tomate, basilic, pesto ». Dans l’assiette, elle s’est transformée en tarte croustillante baignant dans une émulsion et saupoudrée de copeaux de parmesan. Tout de suite, c’est plus engageant. Au point que j’ai regretté de ne pas avoir commandé cette entrée qui mélangeait très agréablement les textures et les saveurs.


En plat, ma mère et moi avons opté pour la « pêche du jour et ses petits légumes ». La pêche du jour, c’était du cabillaud pour nous (mais de la daurade pour la table d’à côté, arrivée après nous). Je n’ai pas retenu tout l’intitulé mais encore une fois, le dressage est une merveille ! La sauce ocre, c’est du citron vert, du gingembre et de la citronnelle. Je craignais beaucoup le gingembre, mais finalement, il a été discret, de même que la citronnelle. Sur le poisson, ce sont de la pomme verte, de la ciboule et peut-être des fleurs… des violettes ? Je ne sais plus trop. En tout cas, ce plat fait résolument fusion asiatique ! Le poisson était plutôt bien cuit, la sauce originale et… je vous ai parlé du dressage ? Le seul petit bémol, selon moi, c’est que je n’ai pas senti un poisson d’une qualité exceptionnelle. Mais c’était plus qu’honorable. Et l’accompagnement ?

Ah oui, les « petits légumes ». Eh bien ce n’était pas petit ! Ni ma mère, ni moi n’avons réussi à finir notre bol alors que nous sommes de grandes herbivores dans l’âme. En soi, cette poêlée était bonne, mais il y en avait un poil trop, un poil trop huileux. Je n’aurais pas été contre un peu plus de matière en entrée, un peu plus de poisson ou bien des légumes plus originaux que des carottes, des betteraves, des haricots et des choux-fleurs. Mais je sens qu’il y a quelque chose à creuser de ce côté :)

Quant à mon père, il n’a pas hésité entre le filet mignon et la bavette. Ça a été la bavette Simmental avec une sauce à l’échalote. Je me rappelle que la serveuse a aussi parlé d’une émulsion, mais je me trompe peut-être et la photo ne fait pas remonter de souvenirs. D’après mon père, le jus était très bon, mais la bavette un peu dure à mâcher, d’autant qu’il n’a pas eu de couteau à steak. (Pour rappel ou information, mon père a bientôt 67 ans et presque autant de dents.) Quant aux accompagnements, c’était des frites que je n’ai pas eu le courage de goûter après ma poêlée.


Enfin, notre dessert pour trois était un financier à la pistache surmonté d’une crème mascarpone aux fruits rouges. J’ai regretté de ne pas avoir commandé les choux pralinés, car la partie pistache m’a un peu déçue : trop compacte, pas assez lisse. En revanche, la crème aux framboises était très bonne, légère et goûteuse.


Au final, mon bilan peut sembler être en demi-teinte, voire négatif, mais il n’en est rien. J’ai certes quelques regrets, notamment au niveau de la qualité des produits (tout à fait honorable, mais améliorable, à mon humble avis) ou alors au du prix – l’un ou l’autre, si ce n’est les deux.
Toutefois, rappelons que le restaurant est tout jeune (moins de deux mois) et qu’il a largement le temps de se chercher (et de se trouver). L’équipe est jeune et dynamique, les inspirations sont intéressantes et le dressage est excellent. Je pense donc que les plats ne peuvent que se bonifier et le restaurant, trouver son identité et sa clientèle.
Je retournerai donc avec plaisir chez L’Hommage pour voir l’évolution de sa carte et de ses produits, peut-être le soir pour avoir plus de choix ou pour un brunch dominical :)


L’Hommage
36 Avenue de Choisy
75013 Paris
Ouvert tous les jours de 12h à 15h et de 18h30 à 22h30
Menus à 17 et 22 € le midi, à 35 € le soir
Menu dégustation en 6 plats à 47 € le soir
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Mokonuts, c’était mon arlésienne. La première fois que j’ai voulu y passer pour le goûter, c’était des vacances scolaires, donc fermé. La deuxième fois, c’était un mardi et rien n’était indiqué, ni sur la page Facebook ni sur le compte Instagram, si bien que je me suis mis en tête que c’était fermé le mardi. La troisième fois, rebelote, et on s’est installés par dépit dans la crêperie d’en face (pas mauvaise !) tout en observant avec panique le store se lever et redescendre. La quatrième fois, il n’y en a pas eu, puisque j’ai carrément inscrit ça en objectif du mois et passé un coup de fil pour réserver en bonne et due forme. Un mardi car j’ai le goût du risque. Et j’ai bien fait car je n’ai qu’une hâte maintenant : y retourner le plus souvent possible.
C’est parti pour les photos…



Comme d’habitude, je ne m’attarde pas trop sur les lieux, d’autant que je voulais éviter de photographier des gens qui n’ont rien demandé. En tout cas, c’est petit (un peu moins de 20 couverts, à vue de nez), avec un joli comptoir derrière lequel s’affairent le couple qui a ouvert ce merveilleux restaurant et leur personnel. La décoration est rustique et raffinée à la fois. Je commande un sobacha pour commencer.



La carte est courte. En entrée, il y a le choix entre un labné aux olives de Kalamata et au zaatar, un carpaccio de sar, fenouil et verjus et des courgettes rôties, kashkaval et criste marine. Côté plats, ça se réduit à deux : suprême de pintade, pommes rissolées, pois gourmands et tahini ou pélamide du Cap Ferret, freekeh et aubergine fumée. Pour les desserts, il y a l’embarras du choix puisque le lieu est ouvert du petit-déjeuner jusqu’au goûter tardif.


Après m’être assurée que la pélamide est bien un poisson, j’opte pour un labné en entrée, car même si le carpaccio me tente beaucoup, je ne voulais pas avoir deux fois du poisson. Et le sar, je ne sais pas, mais le labné est terrible ! C’est frais, doux et onctueux, j’oublie le peu de labné que j’ai dû avoir mangé dans ma vie. Les olives et l’huile d’olive sont en quantité parfaite, très bien dosées. Quant au zaatar, je me renseigne plus tard pour apprendre que c’est un mélange d’épices libanais, essentiellement composé de thym. C’est fort bon et ça s’accommode fort bien avec le labné. Qui accompagne à merveille le pain (je ne sais pas si ça se fait…), qui mériterait un billet à lui tout seul. Maintenu au chaud, il ressemble à du pain pita mais en meilleur. Je m’en suis fait resservir par Moko, la sympathique patronne, alors que je suis d’ordinaire calme face à du pain.

Et voilà la pélamide, qui est proche de la bonite. J’avoue, la composition de l’assiette me déçoit un peu, mais que nenni, le freekeh (du blé) est en dessous et est bien savoureux. Mais ce n’est rien en comparaison du poisson, cuit à l’extérieur mais semi-cru (carrément cru ?) à l’intérieur tout en étant chaud. Waouh, la texture est parfaite, le goût me semble fort mais excellent, j’adore les épices utilisées. Par contre, je n’ai pas le souvenir d’avoir eu en bouche de l’aubergine mais peut-être les saveurs ne me sont-elles pas assez familières. En plus, la quantité est très habilement calculée : si je ne finis pas mon plat en roulant pour rentrer, on ne peut pas non plus dire que je réclame encore à manger. Ou alors du pain bien chaud ^^"
La personne à côté de moi a l’air de savourer elle aussi sa magnifique assiette de pintade, hyper généreuse.


Pour le dessert, vu que je m’étais engagée à être de retour au poste à une certaine heure, j’ai préféré prendre deux cookies à emporter pour les consommer plus tard avec monsieur. D’habitude, j’ai pour religion de goûter à un maximum de choses différentes, mais là, je sens tellement le délice crapuleux qu’on se retrouve tous les deux avec le même cookie : olives noires, chocolat blanc et amande (je crois). Ah. Aaaaah. C’est SI bon, si fondant, si bien dosé encore une fois. Mioum.

En matière de prix, c’est raisonnable pour le quartier et très raisonnable pour la qualité : le labné à 7 €, le poisson à 17 €, le cookie et le thé à 2,5 € chacun.

Au cas où ce ne serait pas assez clair, je suis prête à retourner chez Mokonuts n’importe quand mais surtout au goûter et avec n’importe qui ou presque. C’est délicieux, original (pour moi du moins, qui suis moins habituée à la cuisine moyen-orientale), chaleureux et sympa. Oui, tout ça à la fois !


Mokonuts
5 Rue Saint-Bernard
75011 Paris
Métro le plus proche : Charonne (ligne 9)
Ouvert du lundi au vendredi, de 8h45 à 18h
Le soir sur réservation
Page Facebook
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Jeudi dernier, j’ai réalisé l’un de mes rêves et objectifs d’avril, à savoir déjeuner chez An Di An Di, un restaurant franco-asiatique qui a ouvert ses portes fin 2014. Si les critiques sont toujours élogieuses depuis bientôt 3 ans, je n’avais jamais eu l’occasion de m’y rendre. En effet, je voulais profiter des formules déjeuner mais le restaurant n’ouvre que le jeudi et le vendredi midi et je ne passe pour ainsi dire jamais dans le quartier de Ménilmontant, si bien qu’il m’a fallu m’y prendre à l’avance et réserver pour être sûre de ne pas passer à côté de l’expérience. Maintenant que c’est chose faite, je vais pouvoir vous raconter !


Tout d’abord, je dois préciser que je ne suis pas trop portée sur la cuisine « fusion », que je trouve souvent un peu foirée, même dans les plus grands palaces dont je tairai le nom. Et pourtant, An Di An Di m’a toujours tentée : les plats aux intitulés simples, la mention sobre mais parlante de « cuisine métissée », le compte Instagram à l’activité un peu sporadique mais toujours intéressante… Ça ressemble à de la valeur sûre et non à du bling-bling marketing (oui, ça rime).

Du coup, je me réjouissais de mon déjeuner et en plus, monsieur m’a dit qu’il pourrait s’arranger pour venir avec moi – histoire de fêter nos 10 ans d’histoire commune. Bon, en fin de compte, le travail s’est rappelé à lui, donc j’ai déjeuné en solo, mais j’ai pu plus me concentrer sur mon assiette.

La carte est plus que courte : quatre entrées, trois plats et trois desserts au choix. Le duo entrée/plat ou plat/dessert s’élève à 15 € et le combo des trois, à 20 €. Comme je suis venue pour goûter à tout, je ne me fais pas prier pour choisir la totale.

En entrée, il y a le choix entre une salade de pomelo, tranche de magret fumé et crevette ; des acras de tofu soyeux, piment, mayonnaise et saté ; une terrine de bœuf épices pho et des poireaux vinaigrette vietnamienne. Logiquement, mon choix devrait se porter sur les acras, même j’en ai déjà mangé avant-hier et je sais que j’en reprendrai le lendemain… des acras de morue, certes, mais des acras quand même. Et puis la sauce ne me dit trop rien. La salade me tente bien, mais croyez-le ou non, je n’arrive plus à me souvenir du goût du magret fumé. Impossible de me représenter la chose.

Du coup, je passe au choix des plats. Au menu : des aiguillettes de canard croustillantes orange basilic, radis blanc caramélisé et bok choy ; de la poitrine de porc croustillant, purée de patate douce et fenouil rôti et un filet de maigre, semoule de chou-fleur coco saté avec risotto aux champignons. Si j’étais assez sûre de commander du maigre avant de m’installer, la semoule de chou-fleur et le « coco saté » me refroidissent assez vite. Sans faire une allergie au chou-fleur, je n’en suis généralement pas fan ; quant à la noix de coco, j’étais assez bonne cliente dans mon enfance, puis j’ai passé trop d’années dans l’usine de pâtisserie familiale à humer de la noix de coco, ce qui m’a complètement dégoûtée de la chose. En outre, le mélange poisson, semoule et risotto ne me parle pas trop, mais c’est tout à fait personnel. Ce qui me laisse le canard et le porc. Comme j’étais une grande amatrice de canard avant d’arrêter la viande, j’opte pour les aiguillettes les yeux presque fermés, d’autant que la purée de patate douce… je n’aime pas non plus des masses ! C’est fou comme un seul menu me fait me rendre compte que je ne suis pas aussi facile que je le croyais.

Retour à l’entrée : je ne veux pas avoir deux fois du canard, les acras ne me tentent toujours pas et les poireaux, bof, ça ne me semble pas transcendant (j’ai sûrement tort mais je ne le saurai peut-être jamais). Donc allez, hop, la terrine de bœuf. Ce sont surtout les « épices pho » qui font pencher la balance, ce qui est étrange car je ne raffolais pas de cette soupe vietnamienne mais depuis le végétarisme, son fumet me rend nostalgique (car bien que je n’aie pas du tout d’origine vietnamienne, c’est un plat couramment consommé chez les Asiatiques d’une manière générale). Je ne crois pas avoir déjà mangé de la terrine de bœuf avant ça et j’ai un peu peur d’avoir un excès de viande.

Pour ce qui est du dessert, le serveur m’annonce une crème brûlée au sésame (bof, pas le summum de l’originalité), une tartelette chocolat et piment doux (bof, suis pas très chocolat en dessert) et un dessert au tapioca et à la mangue, zou, ce sera celui-là.

L’entrée finit par arriver :


Visuellement, c’est plutôt réussi :) Et en bouche ? Pareil. La consistance est comme il faut et la texture aussi, un peu filandreuse. Je sens bien le bœuf et aussi le pho, c’est vraiment la soupe mise en pâté. Et surtout, c’est très original. Avec du pain, c’est assez savoureux, en revanche, sans, c’est un peu sec et peut-être un peu fade. Mais c’est une histoire de goût et c’est fait pour être mangé avec du pain, donc bon. Les pousses de radis (??) sont bien amères et délicieuses et l’oignon rouge est confit, belle surprise. Je suis plutôt enchantée et confiante pour la suite.


Entre l’entrée et le plat, j’attends un peu, sans mourir de faim, d’autant que la corbeille de pain se remplit sans que je demande quoi que ce soit. Le temps me paraît quand même un poil long mais c’est peut-être parce que je suis seule. Du coup, après avoir tripatouillé mon téléphone dans tous les sens, j’observe la déco : c’est très joli et sobre, bien que beaucoup plus petit que je le pensais – sûrement car le resto fait l’angle. Au mur, un papier peint bleu indigo, japonisant, avec des vagues, les tables et chaises sont en bois clair et le lieu est lumineux et ouvert. Très chouette. Quant au service, si ce n’est pas le plus rapide que j’aie connu, il sait être efficace et discret, sans chichi.

Je suis quand même bien contente quand mon plat arrive :


Je tranche directement dans le canard – au diable, le végétarisme, ce midi – et il est vraiment très bien cuisiné. Tendre mais pas trop, peau bien croustillante, sauce orange/basilic bien dosée bien que le basilic aurait pu s’imposer plus, un délice. Cela dit, je me rends compte que je n’ai plus franchement le goût de la viande, aussi bien préparée soit-elle. Mais je boulotte quand même le tout à vitesse grand V, d’autant que la quantité n’est pas faramineuse, sans être chiche. En attendant, les radis blancs sont excellents, ayant bien absorbé le jus (au beurre ?), et je me dis qu’il y aurait quelque chose à creuser, en plat végétarien. Par contre, le bok choï me déçoit : il est un peu quelconque, tant dans sa préparation que dans sa présentation. D’une manière générale, je trouve ce plat bon, mais il lui manque un petit quelque chose, une unité visuelle et gustative peut-être. Tout est très bon individuellement, mais ça manque peut-être de riz liant. Encore une fois, c’est un avis plus que subjectif, mais je reste un peu sur ma faim.

Enfin, le dessert :


Chouette, il y a des grains de grenade, j’adore ce fruit ! J’aime bien aussi la présence de sésame et de cacahuètes, et je note que le tapioca est sous forme de boules et non de billes. Quant à la mangue, elle a le goût des africaines et non des asiatiques, ce qui rend cette verrine peu sucrée et bien fraîche – un bon point. Mais je dois avouer qu’elle ne me marque pas plus que ça.

Au moment de payer et de partir, je vois que la dame à côté de moi a commandé des acras de tofu et je me dis que j’ai bien fait de choisir la terrine.
Et le tour aux toilettes me confirme le bon goût de l’endroit, entre les numéros de 180° et le joli tableau.



En conclusion, je ne cache pas ma légère déception mais je ne peux décemment pas déconseiller l’endroit. La nourriture est bonne, c’est un sans-faute du début à la fin, les prix me semblent corrects, mais je pense que d’une part, j’en attendais trop (depuis 2015…) et d’autre part, je pensais aussi voir une plus grosse part de folie dans le choix des ingrédients et dans le métissage franco-asiatique. Ça confirme effectivement que le chef a choisi la carte de la sobriété. Il est aussi possible que je sois moins habituée à la viande qu’avant, bien que – comme je le dis souvent – j’en mange un peu chez mes parents. Mais presque plus du tout au restaurant, ce qui change sans doute la donne.

L’équipe exclusivement asiatique et/ou d’origine asiatique a l’air bien sympathique aussi, en tout cas, je me suis sentie très à l’aise (pas autant que dans un boui-boui, mais comparons ce qui est comparable). Je pense avoir passé plus de temps qu’escompté sur place, un peu plus d’une heure au total, mais on ne pourra pas dire que je n’ai pas savouré :)
Dans l’immédiat, je ne compte pas retourner dans ce restaurant, ni seule, ni accompagnée, mais sait-on jamais… Parfois, il suffit d’une nouvelle création bien alléchante pour me faire changer d’avis :)


An Di An Di
9 Rue du Liban
75020 Paris
Métro : Ménilmontant (ligne 2)
Ouvert du mardi au samedi soir
et le jeudi et le vendredi midi
Site Internet
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Mercredi dernier, après le cours que je donne et le cours que je prends, j’avais deux bonnes heures à tuer. Dans le quartier, je connais déjà un peu trop bien L’essence du thé, le restaurant-salon de George Cannon, donc je voulais tester autre chose. En consultant mes adresses dans Mapstr, je suis tombée sur Colorova, un endroit dont je n’ai jamais su quoi penser. En plus, je n’aime pas poser mes savates et mon ordi sans m’être assurée de ne déranger personne. Et enfin, il était prévu que j’y aille avec Kleo juste le lendemain. Mais tant pis, j’avais des commandes à finir, il faisait un froid de canard, je n’étais pas sûre de trouver de la place dans le petit Starbucks local. Bref, j’ai poussé la porte de Colorova… et je ne l’ai pas regretté.

J’étais partie pour ne commander que du thé, toute résolue que j’étais à consommer moins de sucre, mais… comment résister à la belle vitrine de pâtisseries de Colorova ? Je n’ai pas pris assez de photos de l’endroit (trop pressée de finir mes commandes), mais j’ai jeté mon dévolu sur le Matcharova :



Une petite merveille que je redoutais un peu à cause de l’ananas que je n’aime que seule et fraîche mais qui m’a conquise avec son croquant au chocolat blanc. Les différentes saveurs se mariaient étonnamment bien dans la bouche, même si j’ai dû décomposer la pâtisserie en deux pour la déguster sans risquer de casser la cuillère sur l’assiette ou l’inverse. Le matcha était bien présent sans être amer, le chocolat blanc qui a fait pencher la balance (et qui la fera encore pencher !) est extra, la compotée d’ananas et de fruits de la passion était bien dosée, peut-être juste un tout petit peu trop riche en gélatine, mais ce serait vraiment pour chipoter.

Quant au thé, il était servi dans une généreuse théière qui justifie son prix un peu élevé : 6 € pour un thé parfumé « classique ». Il y a aussi des thés nature à 5 € la théière et des thés aromatisés plus originaux à 7 €. Je ne les ai pas tous recensés mais j’ai repéré des thés Théodor, essentiellement. L’eau était à la bonne température, le service était très attentionné malgré la salle comble (et derrière moi, une fille à la voix si tonitruante que mes écouteurs se sont montrés impuissants). Bref, un joli moment où j’ai allié l’utile à l’agréable ^^


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Et donc, le lendemain, j’ai remis ça pour le déjeuner, seule, mais j’espère bien être accompagnée la prochaine fois ! J’ai opté pour une formule entrée+plat+dessert à 20 €.



Désolée pour la qualité de la photo, ma main a tremblé et je ne m’en suis pas rendu compte sur le coup. Cette entrée, c’est un velouté de panais avec un œuf poché au fond : très original. Si je devais chipoter, je dirais que le cuisinier a eu la main un peu lourde sur l’huile et que l’œuf était un poil trop cuit, mais globalement, c’est du tout bon. J’ai été surprise d’avoir un œuf dans ma soupe et le goût du panais était excellent. Mioum.



En plat, c’était un cabillaud avec une crème de poireaux. J’ai bien aimé, mais je suis un peu plus réservée : la crème était un peu fade et les poireaux n’étaient pas assez mis en valeur. Encore une fois, c’était RICHE :D Mais en contrepartie, le poisson était impeccablement cuit, pas du tout râpeux sur la langue, donc c’était tout à fait bien quand même.



En dessert, j’ai résisté fort à la tentation de commander de nouveau un Matcharova et opté pour un Paul Sésame – un jeu de mots que je n’ai compris qu’en le disant à voix haute. Il y a donc bien sûr du sésame noir et du citron, surmontés d’une meringue. Encore une fois, le mélange est superbement bien trouvé et marche très, très bien, mais j’ai encore dû séparer les deux parties de la composition après avoir englouti la meringue. Un peu dommage, mais à ce stade, je pense que c’est moi qui ai un problème ^^". Le sésame se sentait bien sans être envahissant et le citron, bien acide. La pâte en bas était bien croquante comme je les aime. Un deuxième coup de cœur !

Et enfin, comme je savais que j’allais devoir rester encore un petit moment, j’ai commandé du thé. J’ai jeté mon dévolu sur un Théodor thé noir à la groseille et à la frangipane – qui fait partie des thés à 7 € mais je n’ai pas regretté mon choix, car il est doux tout en étant fidèle aux saveurs promises. La frangipane se sentait le plus, la groseille est arrivée à la fin, plus discrète, mais soutenait bien l’ensemble. Mioum bis.

En conclusion, Colorova est une chouette adresse : pâtisseries inventives et thés de bonne qualité, le tout dans un joli cadre que j’aurais aimé photographier. Il lui a souvent été reproché des prix un peu élevés, et bien que je n’aurais bien sûr pas été contre 1 ou 2 € de moins, je dois reconnaître que le déjeuner est à un rapport qualité-prix plus que correct, que les pâtisseries sont exclusives et que les théières sont bien généreuses. Sans oublier que le quartier n’est pas le moins cher de Paris.
Vivement que j’y retourne !


Colorova
47 Rue de l’Abbé Grégoire
75006 Paris
Mardi–Samedi : 9h–18h
Dimanche : 10h–18h


Jeudi soir, la Team Tea Addicts – Divinithé, Arthémiss, Thé Mon Oolong, Thé+Toi, Volutes Tea, Thévangéliste – ainsi que des invitées comme Zoé in the Kitchen, Sandrine et Gabrielle nous sommes retrouvées chez Kodama. La spécialité de ce salon de thé, ce sont les infusions à froid – créations maison – et pour aller droit au but : j’ai eu un gros, gros coup de cœur pour les produits comme pour le lieu !