Fin septembre, j’ai eu la chance de retourner avec les Teasters à la pâtisserie L’Osmanthe, que j’adore et fréquente assez assidûment.
En fin de soirée, nous avons non seulement eu le privilège d’avoir le lieu et la chef pâtissière, Fang Jin, pour nous seuls mais en plus, grâce à notre nombre, nous avons pu goûter à la majorité des créations et des incontournables !
Sans compter que l’endroit s’est refait une beauté pour mieux mettre en valeur la vitrine et surtout, l’immense atelier autour duquel nous avons passé notre délicieuse soirée. Je vous montre ?





Lorsque j’ai intégré le collectif Teasters, dédié au thé et à la gastronomie, je pouvais déjà me réjouir des belles rencontres faites et je m’attendais à de belles découvertes culinaires. Mais… ni si vite, ni si bien ! Car le 8 septembre dernier, grâce à l’organisation de Lætitia (Thévangéliste), je me suis retrouvée avec Adeline (Thé+Toi), Alex (Alex Théfu), Lauren (Saveurs et perspectives), Mathilde (Tea Trip) et Nathalie (Divinithé) aux Jardins de Gaïa, à Wittisheim, en terre alsacienne !



Restaurant Zen (Paris I)

Créé fin septembre 2017, ce blog consacré au thé et aux restaurants abrite pour l’instant d’anciens billets que j’ai rapatriés depuis mon blog personnel. D’ailleurs, j’ai remarqué que les images ne se sont pas toujours très bien importées ; c’est un problème auquel je suis en train de remédier.

À partir de demain en revanche, il y aura des billets inédits, pour lesquels je vous demande un peu d’indulgence : ce sera la première fois que j’écrirai pour un public plus général et qui ne me connaît pas forcément. C’est même tellement intimidant qu’à l’heure où vous verrez ce billet, je serai carapatée à l’autre bout du monde, en voyage en Chine…

En attendant, j’en profite pour me présenter un peu : dans la vraie vie, je suis une traductrice indépendante de 30 ans dont le nom de famille commence par un T (d’où L’Agent Thé, une sombre blague datant de mes années de fac) et si je consomme du thé depuis toute petite – du pu-erh surinfusé, notamment –, je m’y intéresse de plus près et sous toutes ses coutures depuis quelques années seulement.

Ce blog se veut le reflet de mon parcours un peu erratique dans cet univers tout en proposant des revues de restaurants qui m’ont marquée.

Bonne visite,
n’hésitez pas à commenter
et à me faire part de vos remarques…
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Incroyable, mais vrai : je vais parler d’un restaurant français situé dans le XIIIe arrondissement de Paris. Incroyable car, aussi stupide que ce soit, quand je veux manger de la cuisine française, je ne pense pas spontanément à ce coin de Paris, qui fourmille de restaurants asiatiques auxquels je suis d’autant plus attachée que j’ai déménagé en proche banlieue. Par exemple, le restaurant La Lune, qui faisait de formidables soupes de pâtes de riz aux fines tranches de bœuf tout juste cuites et qui avait le mérite d’ouvrir dès 5 heures du matin, ce qui me faisait l’associer aux départs de vacances en Asie.
Mais je m’égare… car La Lune a laissé place à un restaurant d’inspiration française, L’Hommage, qui est, me semble-t-il, tenu par la jeune génération de la même famille. La boucle étant bouclée, il ne m’en pas fallu plus pour y traîner mes parents la veille de mon anniversaire et découvrir ce qui se cache derrière cette belle déco contemporaine coincée entre salon de coiffure, rôtisserie, buffet à volonté et supermarché « exotique »…

Comme dans bien des lieux du genre, la carte est courte, du moins le midi. Au choix : une formule entrée/plat ou plat/dessert à 17 € ou entrée/plat/dessert à 22 €. La carte affiche 3 entrées, 3 plats, 2 desserts différents ainsi que quantité d’alcools (whiskies, cognacs et rhums) qui doivent faire le bonheur des connaisseurs.

Pour notre part, nous nous sommes contentés de deux formules entrée/plat et d’une formule entrée/plat/dessert.

Pour commencer, nous avons choisi le velouté de petit pois. Contrairement à ce que j’escomptais, il était mi-chaud, mi-froid (« tiède », ce n’est pas très commercial) et accompagné de – je pense – fromage de chèvre. Sans le fromage, ce n’était pas encore tout à fait intéressant, sans être mauvais. Avec, c’était beaucoup mieux. Je pense avoir été désarçonnée par la température de ce velouté, que je voulais frais, avec un fort goût de petits pois.

 

Mon entrée à moi (car le velouté était celui de ma mère) (mais on s’échange nos plats sans arrêt et sans vergogne) était toute simple : de la burrata et des tomates. L’assiette et le dressage m’ont énormément plu ! En bouche, j’ai trouvé que ça manquait un chouïa de générosité. Sûrement qu’à l’approche des 30 ans, mon appétit s’est fait plus vorace : j’avoue que je m’attendais à une grosse boule de burrata, ahem ^^" J’aurais aussi voulu connaître l’origine des produits, mais je n’ai pas pensé à demander, sur le coup. Il n’empêche que ce classique est maîtrisé. Pas transcendant. Mais maîtrisé.


Quant à l’entrée de mon père, elle ne paie pas de mine, mais c’était en fin de compte la plus réussie et la plus originale. Sur la carte, c’est une simple tarte « tomate, basilic, pesto ». Dans l’assiette, elle s’est transformée en tarte croustillante baignant dans une émulsion et saupoudrée de copeaux de parmesan. Tout de suite, c’est plus engageant. Au point que j’ai regretté de ne pas avoir commandé cette entrée qui mélangeait très agréablement les textures et les saveurs.


En plat, ma mère et moi avons opté pour la « pêche du jour et ses petits légumes ». La pêche du jour, c’était du cabillaud pour nous (mais de la daurade pour la table d’à côté, arrivée après nous). Je n’ai pas retenu tout l’intitulé mais encore une fois, le dressage est une merveille ! La sauce ocre, c’est du citron vert, du gingembre et de la citronnelle. Je craignais beaucoup le gingembre, mais finalement, il a été discret, de même que la citronnelle. Sur le poisson, ce sont de la pomme verte, de la ciboule et peut-être des fleurs… des violettes ? Je ne sais plus trop. En tout cas, ce plat fait résolument fusion asiatique ! Le poisson était plutôt bien cuit, la sauce originale et… je vous ai parlé du dressage ? Le seul petit bémol, selon moi, c’est que je n’ai pas senti un poisson d’une qualité exceptionnelle. Mais c’était plus qu’honorable. Et l’accompagnement ?

Ah oui, les « petits légumes ». Eh bien ce n’était pas petit ! Ni ma mère, ni moi n’avons réussi à finir notre bol alors que nous sommes de grandes herbivores dans l’âme. En soi, cette poêlée était bonne, mais il y en avait un poil trop, un poil trop huileux. Je n’aurais pas été contre un peu plus de matière en entrée, un peu plus de poisson ou bien des légumes plus originaux que des carottes, des betteraves, des haricots et des choux-fleurs. Mais je sens qu’il y a quelque chose à creuser de ce côté :)

Quant à mon père, il n’a pas hésité entre le filet mignon et la bavette. Ça a été la bavette Simmental avec une sauce à l’échalote. Je me rappelle que la serveuse a aussi parlé d’une émulsion, mais je me trompe peut-être et la photo ne fait pas remonter de souvenirs. D’après mon père, le jus était très bon, mais la bavette un peu dure à mâcher, d’autant qu’il n’a pas eu de couteau à steak. (Pour rappel ou information, mon père a bientôt 67 ans et presque autant de dents.) Quant aux accompagnements, c’était des frites que je n’ai pas eu le courage de goûter après ma poêlée.


Enfin, notre dessert pour trois était un financier à la pistache surmonté d’une crème mascarpone aux fruits rouges. J’ai regretté de ne pas avoir commandé les choux pralinés, car la partie pistache m’a un peu déçue : trop compacte, pas assez lisse. En revanche, la crème aux framboises était très bonne, légère et goûteuse.


Au final, mon bilan peut sembler être en demi-teinte, voire négatif, mais il n’en est rien. J’ai certes quelques regrets, notamment au niveau de la qualité des produits (tout à fait honorable, mais améliorable, à mon humble avis) ou alors au du prix – l’un ou l’autre, si ce n’est les deux.
Toutefois, rappelons que le restaurant est tout jeune (moins de deux mois) et qu’il a largement le temps de se chercher (et de se trouver). L’équipe est jeune et dynamique, les inspirations sont intéressantes et le dressage est excellent. Je pense donc que les plats ne peuvent que se bonifier et le restaurant, trouver son identité et sa clientèle.
Je retournerai donc avec plaisir chez L’Hommage pour voir l’évolution de sa carte et de ses produits, peut-être le soir pour avoir plus de choix ou pour un brunch dominical :)


L’Hommage
36 Avenue de Choisy
75013 Paris
Ouvert tous les jours de 12h à 15h et de 18h30 à 22h30
Menus à 17 et 22 € le midi, à 35 € le soir
Menu dégustation en 6 plats à 47 € le soir
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Mokonuts, c’était mon arlésienne. La première fois que j’ai voulu y passer pour le goûter, c’était des vacances scolaires, donc fermé. La deuxième fois, c’était un mardi et rien n’était indiqué, ni sur la page Facebook ni sur le compte Instagram, si bien que je me suis mis en tête que c’était fermé le mardi. La troisième fois, rebelote, et on s’est installés par dépit dans la crêperie d’en face (pas mauvaise !) tout en observant avec panique le store se lever et redescendre. La quatrième fois, il n’y en a pas eu, puisque j’ai carrément inscrit ça en objectif du mois et passé un coup de fil pour réserver en bonne et due forme. Un mardi car j’ai le goût du risque. Et j’ai bien fait car je n’ai qu’une hâte maintenant : y retourner le plus souvent possible.
C’est parti pour les photos…



Comme d’habitude, je ne m’attarde pas trop sur les lieux, d’autant que je voulais éviter de photographier des gens qui n’ont rien demandé. En tout cas, c’est petit (un peu moins de 20 couverts, à vue de nez), avec un joli comptoir derrière lequel s’affairent le couple qui a ouvert ce merveilleux restaurant et leur personnel. La décoration est rustique et raffinée à la fois. Je commande un sobacha pour commencer.



La carte est courte. En entrée, il y a le choix entre un labné aux olives de Kalamata et au zaatar, un carpaccio de sar, fenouil et verjus et des courgettes rôties, kashkaval et criste marine. Côté plats, ça se réduit à deux : suprême de pintade, pommes rissolées, pois gourmands et tahini ou pélamide du Cap Ferret, freekeh et aubergine fumée. Pour les desserts, il y a l’embarras du choix puisque le lieu est ouvert du petit-déjeuner jusqu’au goûter tardif.


Après m’être assurée que la pélamide est bien un poisson, j’opte pour un labné en entrée, car même si le carpaccio me tente beaucoup, je ne voulais pas avoir deux fois du poisson. Et le sar, je ne sais pas, mais le labné est terrible ! C’est frais, doux et onctueux, j’oublie le peu de labné que j’ai dû avoir mangé dans ma vie. Les olives et l’huile d’olive sont en quantité parfaite, très bien dosées. Quant au zaatar, je me renseigne plus tard pour apprendre que c’est un mélange d’épices libanais, essentiellement composé de thym. C’est fort bon et ça s’accommode fort bien avec le labné. Qui accompagne à merveille le pain (je ne sais pas si ça se fait…), qui mériterait un billet à lui tout seul. Maintenu au chaud, il ressemble à du pain pita mais en meilleur. Je m’en suis fait resservir par Moko, la sympathique patronne, alors que je suis d’ordinaire calme face à du pain.

Et voilà la pélamide, qui est proche de la bonite. J’avoue, la composition de l’assiette me déçoit un peu, mais que nenni, le freekeh (du blé) est en dessous et est bien savoureux. Mais ce n’est rien en comparaison du poisson, cuit à l’extérieur mais semi-cru (carrément cru ?) à l’intérieur tout en étant chaud. Waouh, la texture est parfaite, le goût me semble fort mais excellent, j’adore les épices utilisées. Par contre, je n’ai pas le souvenir d’avoir eu en bouche de l’aubergine mais peut-être les saveurs ne me sont-elles pas assez familières. En plus, la quantité est très habilement calculée : si je ne finis pas mon plat en roulant pour rentrer, on ne peut pas non plus dire que je réclame encore à manger. Ou alors du pain bien chaud ^^"
La personne à côté de moi a l’air de savourer elle aussi sa magnifique assiette de pintade, hyper généreuse.


Pour le dessert, vu que je m’étais engagée à être de retour au poste à une certaine heure, j’ai préféré prendre deux cookies à emporter pour les consommer plus tard avec monsieur. D’habitude, j’ai pour religion de goûter à un maximum de choses différentes, mais là, je sens tellement le délice crapuleux qu’on se retrouve tous les deux avec le même cookie : olives noires, chocolat blanc et amande (je crois). Ah. Aaaaah. C’est SI bon, si fondant, si bien dosé encore une fois. Mioum.

En matière de prix, c’est raisonnable pour le quartier et très raisonnable pour la qualité : le labné à 7 €, le poisson à 17 €, le cookie et le thé à 2,5 € chacun.

Au cas où ce ne serait pas assez clair, je suis prête à retourner chez Mokonuts n’importe quand mais surtout au goûter et avec n’importe qui ou presque. C’est délicieux, original (pour moi du moins, qui suis moins habituée à la cuisine moyen-orientale), chaleureux et sympa. Oui, tout ça à la fois !


Mokonuts
5 Rue Saint-Bernard
75011 Paris
Métro le plus proche : Charonne (ligne 9)
Ouvert du lundi au vendredi, de 8h45 à 18h
Le soir sur réservation
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